vendredi 29 octobre 2010

La différence

Dans les prochains mois je vous invite à aller voir deux excellents films. Un français mettant en vedette Vincent Lindon:

POUR ELLE


Et l'autre américain, mettant en vedette Russel Crowe:

THE NEXT THREE DAYS


Excitant non?! Certains diront redondant, mais bon! Celui de Fred Cavayé est sorti en France en 2008, mais seulement en novembre prochain pour le Québec, dans les mêmes dates que sortira la version de Paul Haggis en Amérique du Nord! Vivement la différence!

Bon cinéma! (Mais pas les deux dans la même soirée!)

mercredi 20 octobre 2010

Quelques oublis...

Dans un premier temps, j'aimerai vous mentionnez que j'ai vu le film RED dernièrement et que je me suis extrêmement bidonné. Malkovich est tout simplement hilarant, de même que Mirren, Freeman et Willis. Un excellent divertissement pour se ramolir le cerveau en période d'examens de mi-session!

Bref, tout ça pour vous dire que dans ma dernière entrée "Rentrée cinématographique" j'ai oublié quelques bons films qui vont sortir dans les prochains mois, et me voilà rajustant le tir.

10 1/2


Film québécois de Podz (7 jours du Talion, Minuit le Soir) mettant en vedette bien évidemment Claude Legault dans le rôle de Gilles, un intervenant dans un centre de Jeunesse. Il fera la rencontre de Tommy, 10 ans et demi, un jeune à problème qui lui donnera la vie dure. Le film semble vouloir dépeindre la difficulté de ce travail, ainsi que la douleur et les perturbations que peuvent subir un enfant.


Fair Game


Un bon petit film d'espion dirigé par Doug Liman (Bourne, Mr & Mrs Smith) mettant en vedette l'excellente Naomi Watts et (insérer n'importe quel qualificatif quoique aucuns ne sera à la hauteur de son talent) Sean Penn. L'approche me semble toutefois original, alors que Watts perd son projet et que sa vie est mise en danger par la CIA lorsque cette dernière dévoile son identité dans les journaux. Ceci dit le fameux duel du particulier contre la CIA n'est pas né de la dernière pluie, toutefois la bande-annonce est assez attrayante, et dans tout les cas je vais allez le voir juste pour Sean Penn :).

127 Hours


Film de Danny Boyle (Trainspotting, Slumdog Millionnaire, The Beach, 28 days Later) mettant en vedette James Franco (Milk, Pinnapple Express, Spider-Man) dans le rôle d'un maniaque d'escalade qui sera pris dans une crevasse et devra tout tenter pour sortir de là, et survivre. La critique acclame déjà la performance de Franco comme une des meilleures de l'année. Faudra voir comment Boyle réussiera à faire passer le stress et la détresse sans tomber dans un film stagnant et qui n'avance pas. Ce qui est souvent le piège dans de telle mise en scène, je n'ai qu'à vous rappeler Phone Booth avec Colin Farrell.

The Green Hornet


J'étais plus que content de savoir que le remake de The Green Hornet allait être dirigé par Michel Gondry (Science of Sleep, Eternal Sunshine of a Spotless Mind). Ceci dit, quand j'ai su que Seth Rogen allait jouer le rôle de Green Hornet, ce fut comme une douche froide. J'étais tout sauf convaincu. Il mettra aussi en vedette Christoph Waltz (Inglourious Basterds), Cameron Diaz et Jay Chou un inconnu qui reprendra le rôle de Kato, jadis interprété par Bruce Lee dans la série télévisé des années 60. Le trailer ma toujours pas convaincu, mais a tout de même piqué ma curiosité.


The Restless


Nouveau film de Gus Van Sant (Elephant, Milk) mettant en vedette deux inconnus, quoique que la fille est joué par celle qui interprétait Alice dans le dernier film de Burton. On suit une histoire d'amour entre deux Loner comme Van Sant aime toujours mettre en scène. Ceci dit, la fille est en phase terminale. À noter, la musique est signé Dany Elfman!

mercredi 13 octobre 2010

Rentrée cinématographique

En cette haute saison du cinéma, voici un rapide, mais complet, survol de la rentrée cinématographique automnale.

Cinéma Québécois

Grosse cuvée pour le cinéma québécois et j'ai retenu trois titres qui m'ont interpellés.

Route 132


Road Trip Movie de Louis Bélanger (Gaz Bar Blues) mettant en vedette l'excellent François Papineau et l'éternel Alexis Martin. Je n'ai toujours pas eu l'occasion de le voir, mais la bande-annonce a piqué ma curiosité. Martin me fait toujours, même si on trouve quelque fois que sont jeu d'acteur ne possède qu'une facette.

À l'Origine d'un Cri


Un autre Road Trip Movie de Robin Aubert (Saint-Martyr-des-Damnés, Léo dans Radio Enfer) qui met en vedette Michel Barette, Patrick Hivon et Jean Lapointe. Un acteur, un humoriste et un sénateur, tout un trio. Bien que j'avais des réticences d'aller voir un film avec Michel Barette qui ne m'avait conquis dans aucuns de ces précédents rôles, je fus agréablement surpris de le voir porter la douleur du film sur ces épaules d'une crédible façon. Jean Lapointe est juste dans son rôle comme à son habitude et on y découvre la puissance du jeu de Patrick Hivon. Rapidement, c'est l'histoire d'un homme (Barrette) qui perd sa femme. Incapable de la laisser partir, il la déterre et part en Road Trip avec. Son fils (Hivon) et son père (Lapointe) se mettront sur ces traces. Film puissant et brute, on décelle quelques faiblesses dans la réalisation d 'Aubert, mais au final il dépeint l'homme moderne de violents coups de pinceaux. Âmes sensibles, les cinq premières minutes du film choquent. Beaucoup. Énormément.

Incendies


Film basé sur la pièce de théâtre de Wajdi Mouawad réalisé par Denis Villeneuve (Polytechnique). Mettant en vedette Maxime Gaudette, Melissa Desormeaux-Poulin et l'EXCELLENTE Lubna Azabal. Deux jumeaux apprennent à la mort de leur mère que leur père est toujours vivant et qu'ils on un frère. Ils retourneront au Moyen-Orient sur leurs traces. Pour ceux qui ont lu la pièce de Mouawad, il était claire dans le texte que l'action se déroulait au Liban et mettait en avant-plan la guerre qui y faisait rage. Denis Villeneuve, par contre, à pris la judicieuse décision de mette en scène son film dans des villes fictives. De cette façon, il ne vise pas à s'exprimer sur la guerre, mais plutôt sur les puissantes valeurs humaines qu'évoquent l'histoire. Bien que quelque fois le jeu des deux acteurs principaux québécois peut nous laisser pantois, la justesse et l'acuité du jeu de Lubna Azabal nous transporte dans les fonds de la détresse humaine. Une scène d'ouverture évocatrice et un dénouement terriblement poignant résultent en un film d'une rare puissance.

Films étrangers

Voici la liste exhaustive des films que j'ai vu ou que j'attend cette automne.

The Social Network


Un film de David Fincher (Se7en, Fight Club, Curious Case of Benjamin Button) mettant en vedette le brillant Jesse Eisenberg (Zombieland) dans le rôle du créateur de Facebook, Mark Zuckerberg; Andrew Garfield dans le rôle de son meilleur ami et l'étonnant Justin Timberlake dans le rôle paradoxal de Sean Parker, créateur de Napster. Le film retrace les balbutiement de Facebook, suivant la vie de Mark Zuckerberg qu'on dépeint comme un asociale, à la limite autiste. La bande sonore est enlevante, dirigé par Trent Reznor (Nine Inch Nails). Il ne s'agit pas ici d'un film dans la même gamme dont Fincher nous a haibitué, avec une mise en scène extrêmement classique. L'image est toujours posée, mais l'histoire nous emballe et les acteurs nous transporte dans cette saga plus grande que nature. Ne pas se laisser décourager par la première scène du film qui semble ne jamais se terminer, toutefois se monologue d'ouverture nous prépare à l'avalanche de mots et de dialogues qui suivra pour les 2 prochaines heures. À voir étant donné que tout le monde est de près ou de loin touché par ce phénomène qu'est Facebook.

Hereafter


Film de Clint Eastwood (Gran Torino, Changeling, Million Dollar Baby) mettant en vedette Matt Damon dans le rôle d'un homme qui posséderait un don, celui de voir dans le futur, ou prédire la mort. Eastwood qui a fait ses preuves plus d'une fois en tant que réalisateur aborde ici le thème de la mort de façon spirituelle, voir fantastique. Sortie 22 Octobre 2010.

Black Swan


Film de Darren Aronofsky (Requiem for a Dream, The Wrestler, The Fountain) mettant en vedette l'incontournable Nathalie Portman, l'excellent Vincent Cassel et Mila Kunis. À la lecture du Synopsis, avant que la bande-annonce ne sorte, j'étais très peu emballé par cette histoire de ballet, mais j'ai sous-estimé Aronofsky. Il construit la majorité de ses films comme Zola construisait ses romans, c'est à dire que les personnages principales sortent de leur misère pour toucher au bonheur avant de retomber dans le pathétisme (The Wrestler, Requiem for a Dream) J'attend avec impatience ce film qui prendra l'affiche le 1 décembre 2010. La bande-annonce me trouble.

The Tourist


Film de Florian Henckel von Donnersmarck (La vie des Autres) qui est un remake du film français Anthony Zimmer de Jérôme Salle. Mettant en vedette Angelina Jolie, Johnny Depp et Paul Bettany, on peut s'attendre à un film en deçà des attentes avec un duo d'acteur si connu. Toutefois, on peut espérer qu'au contraire les deux sauront relever le défi que le réalisateur oscarisé ne comptera pas que sur sa renommée et celle de ses deux acteurs pour le succès de son film, mais plutôt sur son intelligence de sa réalisation. Sortie prévu pour le 10 décembre 2010.

True Grit


Film des frères Coen (No Country for an old man, Fargo, The Big Lebowski) mettent en vedette l'excellent Jeff Bridges, Josh Brolin et Matt Damon. Ce film est un remak d'un film de 69 qui mettait en vedette John Wayne. Les frères Coen explore encore le terroir américain, cette fois ce penchant sur l'époque du Far West. Leur oeuvre à toujours dépeint l'Amérique dans des époques et des circonstances bien précises et ce, avec une acuité remarquable. J'attend impatiemment ce film de mes réalisateurs préférés qui devrait arrivé le matin de Noël!

Biutiful


Un film de Alejandro Gonzalez Inarritu (Amores Perros, Babel, 21 Grams) mettant en vedette Javier Bardem. Le réalisateur semble pour une fois s'éloigner des films conceptuels mettant en scène plusieurs personnages qui s'entrecroiseront au final. Dans ce film et dans la bande-annonce, peu est dit sur les lignes directrices du film, sinon qu'il s'agit du destin d'un homme qui semble trouver aucun sens à la vie et personne ne semble être en mesure d'arrêter sa chute. Prendra peut-être l'affiche en décembre, mais rien n'est certain.

Red


Dans la lignée des Loosers et Kick-Ass, un autre bande dessinée de Marvel se fait adapter au grand écran. RED pour Retired Extremely Dangerous, met en vedette John Malkovich, Bruce Willis et Morgan Freeman en tant qu'ancien membre de la CIA que le gouvernement veut liquider. Un comédie d'action qui m'a gagné dès la bande annonce. Prendra l'affiche à la fin octobre.

vendredi 10 septembre 2010

J'en perd mon Latin!

-Je cherche Mercure de Emily Norton...

-(Moi qui passe en revue la librairie, sans jamais avoir vu de Emily Norton... A force de le répété dans ma tête.... j'allume!)

-Ah, Amélie Nothomb!

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Une dame viens me voir à la caisse, la cinquantaine bien tapée, elle doit s'habiller avec le linge de sa fille. Tant le style que la taille ne lui font pas.

- Bonjour je cherche un dictionnaire Français-Latin...

- (Moi un peu étonné) Euh, on tient rarement ça en magasin mais je peux jeter un coup d'oeil...
...
- (Moi curieux) Puis-je savoir pourquoi avez vous besoin d'un tel dictionnaire?

- Ah, car je m'en vais en vacance 2 semaines en Amérique Latine...

Et souvenez vous que je peux, dans aucun cas, pouffer de rire dans la gueule du client... c'est tout de même une sale job!

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Un jeune en Secondaire 4 viens me voir. Je supçonne son vocabulaire d'avoisiner les 12 mots.

- Euh scuse, t'as tu ça toé le livre..... euh.... Macaroni et Toi?

Il cherchait Matroni et Moi d'Alexis Martin. Parions qu'il ne finira pas cette pièce de théâtre.

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Une Grand-Mère et son petit fils (d'à peu près dix ans) magasinent un Journal Intime pour l'école. Entreprise assez difficile d'en trouver un pour garçon. La Grand-Mère en trouve un des Jonas Brothers:

- Tiens, lui pourrait faire l'affaire!

(Le garçon fait une face de dégoût)

-Bon qu'est-ce que t'aime pas sur celui là?

- Ben! Les Jonas Brothers!

L'intonation de l'enfant valait quelques dollars!

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Déception professionnelle

L'une des questions que j'adore me faire posée est la suivante:

-Bonjour, je cherche un bon livre, vous avez quelque chose à me conseiller?

Suite à ça je suis partie pour une dizaine de minutes à vous faire faire le tour de la librairie. Je commence toujours par un petit sondage du genre:

- Quel livre avez vous lu dernièrement? Vos auteurs favoris? Vos livres favoris?

Hier, je fais se passez ce sondage à une dame d'une trentaine d'années. J'attendais que ses réponses pour me mettre en marche. Voici ses réponses:

- Ben dernièrement j'ai lu les 4 Twilight, j'attend le prochain True Blood, j'ai fini la série Journal d'un Vampire, j'ai lu la nouvelle série Soricère, et j'ai clanché les 5 tomes des Sorcières de Salem. J'hésite à me lancer dans les Vampires de Manhattan... Qu'est-ce que tu as de bon à me conseiller?

En plus d'être déçu de la réponse je dois tout de même la conseiller... Et certaines clientes sont frustrées lorsque je les amène dans le rayon jeunesse...

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Un fille vient me voir. Tout de noir vêtue, elle me demande:

-Euh peux tu m'aider? Je cherche des romans lugubres.

- Hum Okay, quelle genre de roman as-tu lu que tu considère lugubres?

-Ben dernièrement j'ai aimé les Patrick Sénécal, mais j'aimerais genre un roman de 500 pages juste avec les bouts Gore de Sénécal...

-...

-Tsé genre les Décadences, mais en livres...

-...

-J'ai lu Said (dites le avec un accent anglais) aussi...

-Said? (Je me rapelle très bien d'y avoir conseillé les Crimes de l'amour la dernière fois qu'elle est venue, écrit par le Marquis de Sade)

-Ben oui... Said là... les Crimes de l'amour pis toutes là! C'était bon mais juste des nouvelles... moi je veux un long récit de Gore.

- Non Madame, on a pas ça....

Moi, j'ai mal dormi cette nui là...

vendredi 16 avril 2010

Le Parapluie

Existe-t-il objet plus incohérent et inutile qu’un parapluie. Il n’a été donné à l’homme mécanisme plus stupide et plus absurde que celui du parapluie. Voir ces gens marcher dans la rue en tenant leur parapluie bien droit et étant frappés de plein fouet par la pluie qui arrive de la droite ou la gauche, de devant ou derrière.

Ou encore, lorsque la température se fait clémente et que le vent reste couché sur les nuages, le parapluie bien droit reçoit l’eau et la laisse couler jusqu’aux épaules et aux sacs à dos de tous ces naïfs qui croient se protéger.

Ou encore, lorsque le vent s’emballe, ce qui est souvent le cas lorsque pluie il y a, et qu’on me permet d’assister à des scènes on ne peut plus burlesque; ces dames et ces hommes se battant corps et âmes contre leur parapluie, frêles montures de métal moue et de toile arborant des logos et dessins les plus stupides les uns que les autres, qui se retourne et se casse vous envoyant ses petites pointes de métal au visage et se cassant incessamment.

De plus, lorsque le calvaire de l’extérieur est terminé, jamais un parapluie n’est obtempérant pour sa fermeture. Toujours là à bloquer le mécanisme ou à se briser pour on ne sait quelle raison.

Et si jamais vous parvenez à lui passer le K.O., il se fera un malin plaisir de s’écouler dans votre sac ou sacoche ou vous embêter les mains car vous devrez le traîner la journée durant.

En somme, un parapluie est inefficace, absurde et embêtant. Il n’a jamais vraiment eu d’impact sur l’homme et ses relations avec mère nature, et si je devais soulever qu’un point positif sur cet objet inerte, et bien qu’un seul me viendrai à l’esprit et c’est la chanson de Daniel Bélanger qui porte son nom. Aller, bonne écoute!

mercredi 24 mars 2010

Billet rapide

I'm Here

Vous connaissez Spike Jonze? C'est l'homme derrière Being John Malkovich, Adaptation et Where the Wild Things Are. Un réalisateur toujours surprenant qui redonne au cinéma cet instinct de surprise qui était son étincelle de départ. Et bien ce monsieur Jonze vient de mettre en ligne un court métrage d'une demi-heure. En intégrale et totalement gratuit, I'm Here est un court métrage qui relate l'histoire d'une histoire d'amour entre un homme robot et un femme robot vivant dans notre société en 2010. D'une originalité raffraîchissante, ce court métrage est un petit bijou du genre qui fait du bien. Pour visionner la bande-annonce, cliquez ici, pour l'intégrale, cliquez ici.

Karkwa

L'un des groupes québécois les plus inspirés de la dernière décennie sortira un nouvel album le 30 mars. Il s'agit définitivement d'une date à mettre dans votre agenda, et si vous ne connaissez pas déjà Karkwa, prenez vos jambes à votre cou pour vous rendre chez le disquaire le plus prêt pour découvrir le délectable travail de Louis-Jean Cormier et sa bande. Voici ici une petit vidéo qui est un avant goût de l'album, qui s'intitulera Les Chemins de Verres. Pour ceux qui sont déjà des fans finis, une petite recherche rapide sur Youtube et vous trouverez d'autres extraits des nouvelles chansons de l'album. Des titres comme Acouphène, Pyromane et Marie tu pleurs. Bonne écoute!


Le 3D

Je suis pu capable. Toute les films sortent en 3D. Avant c'était un événement. Il y en avait un par année, et il fallait allez le voir! C'était rafraîchissant, rarement de grand film, mais on vivait l'expérience, sourire aux lèvres. Maintenant c'est coutume, il est dure même de trouvé une nouveauté qui n'est pas en 3D. Après Ice Age, Avatar et Alice in Wonderland, on peut rajouter Toy Story 3 ou Clash of Titans au lot. Et honnêtement, plusieurs, dont Alice, auraient pu s'en passer. Dans un film comme Avatar, qui est bien plus un événement cinématographique qu'un film, le 3D fait partie de l'expérience, mais dans la majorité des autres films, il s'agit de superflu d'un mince plus value, un jeu qui selon moi, ne vaut pas la chandelle. Pouvez vous croire que les Rangers de New York ont même présentés un de leur match en 3D...n'importe quoi. Voilà, c'est dit.

Rattrapage cinématographique

En fin de semaine, j'ai fait du rattrapage cinématographique. Je me devais de voir certain film pour comprendre soit l'engouement qu'ils ont suscités, soit les prix qu'ils ont gagnés. Voici donc, en toute simplicité, quatre critiques de film.

ALICE IN DECEPTION LAND

Alice in Wonderland 7/10
Réalisateur: Tim Burton
Scénario: Linda Woolverton basé sur le roman de Lewis Caroll
Acteurs: Johnny Depp, Helena Bonham Carter, Anne Hathaway

Lorsque j'ai appris la nouvelle selon laquelle Tim Burton reprenait le classique de Lewis Caroll, je ne tenais plus debout. Ce mariage semblait avoir été arranger d'avance, l'univers de Caroll était trop taillé sur mesure pour Burton que je me demandais pourquoi le projet n'avait pas abouti plus tôt. Toute cette frivolité ne pouvait que résulter en déception. Et déception se fut. Dans un premier, il faut savoir que le film ne se base pas sur le classique Alice au pays des merveilles, mais plutôt la suite de ses aventures, soit De l'autre côté du miroir. Ce qu'il y a de vraiment décevant dans cette adaptation de Burton, c'est sans doute le manque de Burton. Sur un scénario assez bénin, Burton nous plonge dans l'univers de Caroll avec ses personnages aussi déjantés les uns que les autres, mais sans plus. Aucune surprise. Burton avait l'habitude de me surprendre avec des chef d'oeuvres comme Big Fish ou des films que seul lui peut réaliser comme Sweeney Todd, mais avec Alice la magie opère pas. Décevant en bout de ligne, efficace, mais décevant.

UP IN EXCPECTATIONS

Up in the Air 7,5/10
Réalisateur: Jason Reitman
Scénario: Jason Reitman basé sur le roman de Walter Kim
Acteurs: George Clooney, Vera Farmiga et Anna Kendrick

À quoi s'attendre de ce film ayant gagné 1 Golden Globes sur 6 nominations, en plus de récolter 6 nominations lors de la grandiose cérémonie des Oscar, sans oublier une critique dithyrambique, unanime et convaincante. Et quelque peu aveugle. Dans ce nouveau film du Montréalais d'origine Jason Reitmans, le chouchou de l'académie depuis Juno c'était payer une grosse pointure, en George Clooney, pour camper le rôle principale de son nouveau long métrage. Il s'agit ni plus ni moins des amourettes de Ryan Bingham, un homme sans famille ni amis pour qui la vie se résume principalement au travail. Ce travail consiste à se rendre d'un bout à l'autre des États-Unis pour renvoyer des gens. On suivra donc l'évolution de ce personnage, qui petit à petit deviendra conscient de l'absurdité de son existence, de sa peur de l'engagement. Dans une réalisation sobre mais honnête, les acteurs nous livre de belle façon un scénario solide et cinglant pour former un bon film. Une comédie romantique qui n'aura jamais du passé le stade de comédie romantique.

J'AI TUÉ XAVIER DOLAN

J'ai tué ma mère 8/10
Réalisateur: Xavier Dolan
Scénario: Xavier Dolan
Acteurs: Xavier Dolan, Anne Dorval et Suzanne Clément

Le vieux dicton dit: Mieux vaut tard que jamais! J'ai donc finalement pris une heure trente de mon temps pour voir ledit chef d'oeuvre de Xavier Dolan. Fort de trois prix à Cannes, le premier long métrage du jeune réalisateur dans la vingtaine a surfer sur une vague médiatique inimaginable pour son âge. Maintenant, après les fleurs, serais-je le premier à lui lancer le pot? Et non. J'ai été charmer par ce film qui se vautre bien dans la définition qu'on donne aux films d'auteurs. Il s'agit ici d'une vision jeune et sympathique du cinéma tout en nous offrant une réalisation habilement orchestrée. Les thèmes sont biens abordés, sans oublier les seconds degrés et les allégories qui parsème se long métrage. Si Dolan m'a charmé par sa réalisation et son écriture, la lune de miel s'arrête là. Car je le dis, Xavier Dolan n'est pas bon acteur. Je peux comprendre que lors d'un premier long métrage, qui semble des plus autobiographique, Dolan ne voyait nul autre que lui même interpréter se rôle. Ceci-dit, lorsque Dolan campe se rôle d'adolescent incompris qui ne peut tolérer sa mère, il semble cracher son texte et aucune des scènes dans lesquelles il s'emporte sont crédible, il semble toujours beugler comme un bon, et ce, sur le même ton. De plus, lorsqu'on joue aux côtés d'Anne Dorval qui est toujours si parfaite et exacte, on passe plus facilement pour un deux de pique. C'est donc en tolérant les sauts d'humeur de Dolan que je me suis délecté de ce film québécois qui, je dois en convenir, méritait l'attention qu'on lui à porter.

UN CHEF-D'OEUVRE

Un Prophète 9/10
Réalisation: Jacques Audiard
Scénario: Jacques Audiard
Acteurs: Tahar Rahim, Niels Arestrup

Rarement j'ai visionné un film si froid, si déplaisant du contenu mais si fantastique du contenant, un film si criant de vérité. Un prophète relate l'histoire de ce jeune arabe qui s'en prend pour 6 ans de prison. Sans éducation ni contacts, il devra faire son chemin comme on doit tous le faire dans le milieu carcéral. Pour trouver protection il trahira les siens pour aller du côté des Corses, il retournat aux études, et commencera à comprendre les rouages de cette grosse machine qu'est le marché noir. Ayant comme mentor le numéro 1 corse, césar (interprété par un Niels Arestrup a faire frissonné n'importe qui) Malik montera peu à peu les échelons de cet étanche diagramme qu'est l'ordre hiérarchique de la mafia. Ce film est un extase cinématographique tellement le contenu y est riche. À la fois un film d'action qui ne manque pas de rebondissement, il est aussi un thriller psychologique dans lequel on suit le développement personnel du personnage principal, sans oublier un film de moeurs qui se transforme en critique cinglante des faits sociaux français et finalement un film d'auteur qui est l'oeuvre d'un caméra finement dirigé par Audiard. Simplement parfait, Un Prophète est le genre de film qui vous habite des semaines suivants son visionnement.

jeudi 18 mars 2010

Entendu dans une librairie... volume 2

D'autres petites anecdotes croustillantes...

Sosie de Louise Cousineau: Avez-vous le livre Boréal de Dany Lafferrrrnière?!
Moi: [Me dirigeant vers ledit livre] Vous voulez dire L'Enigme du Retour de Dany Laferrière aux Éditions Boréal. [Lui remettant le livre]
Sosie de Louise Cousineau: AHHH! Ben oui c'est ça, c'est le noir lui hein?! Je cherche aussi Ruth de Toué Ki.
Moi: [Me dirigeant vers ledit livre] Vous voulez dire Ru de Kim Thuy [Lui remettant le livre]
Sosie de Louise Cousineau: C'est ça! C'est une bridée qui a écrit ça! Ça l'ai c'est ben bon, surtout le boutte a le toaster, ma soeur johanne a pissé dans ses culottes quand a l'a lu sa!
[Moi qui fait une face professionel malgré ce trop plein d'informations futiles]
Sosie de Louise Cousineau: Pis a ce qui parât il y a un livre de sortie sur le gars qui joue dans 24, Donald Timberland...
Moi: [Me dirigeant vers ledit livre] Vous parler de la nouvelles biographie de Kiefer Sutherland...
Sosie de Louise Cousineau: Ah ben oui, yé tu pas cute rien qu'un peu! Bon pis j'ai un dernier livre à te demande, je veux pas te déranger trop longtemps mais tu dois comprendre que lorsqu'à mon âge on a un beau petit jeune fringant comme toi entre nos griffes ont le garde le plus longtemps possible [Rire gras]
[Moi qui tente de faire une face professionel malgré ce trop plein d'informations futiles]
Sosie de Louise Cousineau: T'as tu ça le livre L'Oeil de la Rue de Maryse quelquechose...
Moi [Me dirigeant vers ledit livre]: Vous voulez dire L'Oeil de la Marquise de Monique Larue...
Sosie de Louise Cousineau: Ben oui c'est en plein ça! Ben t'es ben ben fin, merci là!
[Moi qui commence à croire au ciel lorsqu'elle tourne les talons]
Il s'en fallut de peu qu'elle me donne deux becs sur les joues!


Une dame dans la soixantaine avancée vient me voir. [Information extrêmement importante pour comprendre le burlesque de la situation.]

La Cliente: Pouvez-vous faire une recherche dans votre ordinateur pour moi
Moi: Sans problème. Quel est le titre que vous chercher
La Cliente: L'angoisse du morpion avant le coït
Moi:...
La Cliente: ...
[Baisser le chauffage dans la chambre dans laquelle vous vous trouvez en ce moment même pour mieux comprendre le froid qui c'est installer entre la client et moi.]
Moi: [Après avoir checher dans l'ordinateur] On l'a déjà eu mais pour l'instant on ne le tient pas en tablette.
La Cliente: Pouvez vous me le commander...
Moi: [À contre-coeur] Oui.

Lorsque les clients commande des livres, on doit les rappeler pour les avertir. Ce protocole est propice à des situations cocasses.

Libraire: Pourrais-je parler à Mélanie Tremblay s'il vous plaît?
[Voix d'homme]: Pas là pour les instants est-ce que je peux prendre un message?
Libraire: Oui. C'est la librairie qui appel, simplement l'aviser que son livre Comment vivre heureux en couple malgré un manque d'amour est arrivée.
[Voix d'homme]: C'est quoi ces niaiseries là!
Libraire: Euh...
Clic!

Libraire: Pourrais-je parler à Roger Levasseur s'il vous plaît?
[Voix d'enfant]: Il n'est pas là.
Libraire: Pouvez vous prendre un message.
[Voix d'enfant] Oui attendez je vais aller chercher un bloc note. [...] Oui?
Libraire: C'est la librairie qui l'appel, simplement lui dire que son livre Comment faire l'amour à une femme est arrivé.
[Voix d'enfant]: Comment (son d'écriture)... faire ...l'amour...à quoi?
Libraire: Une Femme... [Malaise dans la voix]
[Voix d'enfant]: Ok Merci!


mercredi 17 mars 2010

L'hypocrisie du rappel

La semaine dernière j'ai été voir un spectacle au Centre Bell et en revenant chez moi je me suis livré à la réflexion suivante. Le rappel est ni plus ni moins l'apogée du narcissisme et de l'égocentrisme de tout musicien qui réussit à percer.

Je semble être trop jeune pour avoir vécu les vrais rappels, si les vrais rappels ont déjà existé. Vous savez, un spectacle qui se termine dans une petite salle ou dans un bar; et les spectateurs, en état déjà avancé applaudissent chaudement ayant passé une vraie belle soirée. C'est ainsi que notre musicien de garage, pour qui cette acclamation fait des plus chaud au coeur, revient sur la scène pour jouer quelques morceaux qu'il n'a pas pratiquer depuis quelques moi.

Tandis que lorsque je vais voir de grosse vedette dans des gros amphithéâtre comme au Centre Bell, il n'y a pas de suspense quant au rappel, il n'y a pas de doute, ça rentre dans le prix. Je vais voir le spectacle sachant très bien qu'il y aura un rappel. L'artiste n'étant pas plus naïf que moi sait très bien qu'à la fin de son spectacle il peut nous faire attendre, voir languir durant 5 même 10 minutes alors qu'on s'époumone à crier son nom, à beugler et à applaudir. Et c'est ainsi qu'il revient sur la scène, et on l'accueille sans vraie surprise et on le laisse nous livrer ses dernières chansons.

Quoi de plus bizarre que ces 5 minutes où on attend que l'artiste revienne sur scène, alors qu'on crient et qu'on applaudie très fort, espérant que notre voix parvienne à l'oreille de l'artiste et qu'il décide de revenir. Malgré le fait que nous sommes tous conscient que l'artiste en question n'a même pas jouer SON hit de l'heure. Pourquoi nous perdons-nous haleine à beugler comme des bons? Pourquoi sommes nous si déchaîner? Pourquoi durant un instant ont laisse divaguer notre conscience et on se convainc que si on ne tape pas plus fort des mains, il ne reviendra pas?

Pourquoi? J'en ai aucune idée. C'est la naïveté des fans. La nuance du spectacle. L'hypocrisie du rappel.

dimanche 7 mars 2010

Une soirée sans surprise...

C'est ce soir que l'Académie remettra ses petites statuettes dorées pour célébrer les plus grand noms du cinéma. Soirée animé par Steve Martin et Alec Baldwin, le pire est à prévoir. Si jamais un néophyte du cinéma ou un amateur occasionnel décide d'écouter la cérémonie, il sera déçu, car la brochette de cette année ne contient pas de Scorsese, DiCaprio, Winslet, Diaz, Douglas et cie. Honnêtement, c'est un soirée assez moche. De plus, il n'y aura pas grande surprise, a part peut-être les eux courses qui s'opère dans Meilleur film étranger (Le prophète d'Audilard contre le Ruban Blanc d'Haneke) et la course pour la consécration suprême de meilleur film entre les deux ex Avatar et Hurt Locker. Voici mes prédictions.

Meilleur film en langue étrangère: Le Ruban Blanc

L'académie ne peut simplement pas passer sous le silence ce drame si froid et si finement montée qu'est ce film d'époque de Michael Haneke.

Meilleur Réalisation: Kathryn Bigelow

Si elle l'emporte, elle serait la première femme à remporter le titre de meilleur réalisatrice. Et selon moi elle est seule en course dans cette catégorie alors qu'on ne peut pas vraiment acclamer la réalisation de Cameroun dans Avatar, plutôt que du pitonnage informatique.

Meilleur actrice de soutien: Mo'Nique

Gyllenhaal et Cruz ont très bien fait dans leur film respectif, mais l'académie est probablement consciente qu'il s'agit ici de la seule chance de Mo'Nique de rapporté une statuette à la maison, alors que les deux jeunes louves pourront vraisemblablement se reprendre.

Meilleur acteur de soutien: Christopher Waltz

Un peu comme en 2008 (Javier Bardem avait remporté meilleur acteur de soutien pour No Country for Old Man), dès que j'eu terminé de voir Inglourious Basterds au cinéma, il ne faisait aucun doute dans mon esprit que Waltz allait recevoir une statuette.

Meilleur Actrice dans un premier rôle: Sandra Bullock

Ceci est définitivement une prédiction qui prend compte ma rationnalité plutôt que mes émotions. Il est simplement absurde de jouer de gagner un Raspeberry Award (pour All About Steve) et l'Oscar de la meilleur actrice (pour The Blind Side) dans a même année. Mais il semble que Miss Personnalité réussira l'impossible et repartira avec une statuette! Pauvre Meryll Streep.

Meilleur Acteur dans un premier rôle: Jeff Bridges

Comment Jeff Bridges a pu livré une performance si détonante de vérité qu'il l'a fait dans Crazy Heart, j'en ai aucune idée. Mais il s'agit là de la performance de sa carrière et la statuette en sera l'aboutissement final.

Meilleur film: The Hurt Locker

Si vous avez lu les plus récents billets de ce blog, vous connaissez mon avis quant à Avatar et ses chances de gagner cette statuette. Pour ce qui est de Hurt Locker, je l'ai écouté ce matin même, et il s'agit là d'un film vrai, déchirant et fantastiquement bien réalisé. Si Avatar devait l'emporter face à The Hurt Locker, il s'agirait là d'une triste page dans l'histoire du cinéma et des Oscars.

Total d'Oscar pour Avatar selon moi: 3 (Meilleurs effets spéciaux, Meilleure Edition et Meilleur Trame sonore, désolé James!)

Bonne soirée et bon gala tout le monde!

mardi 16 février 2010

La maîtrise et le doctorat...

J'entre dans un des locaux de l'université de Montréal ce midi pour un atelier de discussion préparatif pour un examen de mi-session. Les deux auxiliaires qui sont là pour répondre à nos questions sont à la maîtrise et au doctorat. L'un d'entre eux écrit au tableau pour nous expliquer comment construire une réponse. Voici ce que ça a donné:

Structure d'une réponse

Introduction
-amené
-posé
-divisé

Developement
1 idée - 1 paragraphe

Conclusion
-synthèse
-critique
-overture

Écrivez lisiblement

Attention aux fautes d'ortographe

Dévelopement, Overture et Ortographe....

Certains liront ce billet sourire en coin, sachez que je sais pertinemment que je fais des fautes sur ce Blog... ceci dit, lors de mon éducation universitaire je demande un peu de compétence... mais surtout de crédibilité!

jeudi 11 février 2010

Pause cinéma

Voici des critiques écourtées des derniers films que j'ai visionné:

Le Ruban Blanc (T.O.: Das Weiss Band) 9,5/10
Réalisateur: Michael Haneke
Scénario: Michael Haneke
Acteurs:Ulrich Tukkur, Christian Freidel

Impeccable, Haneke est simplement parfait. Dans les années 10, nous sommes plongés dans un petit village Autrichien où la routine des campagnards sera bouleversée par plusieurs événements plus troublants les uns que les autres. C'est dans cette atmosphère qu'Haneke nous fait découvrir le mal, l'innocence de la cruauté. Tourné en noir et blanc avec une trame sonore en allemand sous-titré en anglais, Haneke maitrise plus que jamais sa caméra. La cinématographie est parfaite, les images judicieusement exposées et les acteurs soigneusement dirigé. La dernière palme d'or vaut inévitablement le détour.

Crazy Heart 8,5/10
Réalisateur: Scott Cooper
Scénario: Scott Cooper, Thomas Cobb
Acteurs: Jeff Briges, Maggie Gyllenhaal, Robert Duvall, Colin Farrell

Qui eut cru que Jeff Bridges était capable de livrer une performance de la sorte. Dans Crazy Heart, on plonge dans la vie d'une star du country déchue, alcolo, sans famille, ni maison. Il parcours les états du sud de bars en bars pour vivre de sa musique. Il rencontrera sur sa route une jeune journaliste qui changera sa façon de voir les choses. Ce qui est bon avec Crazy Heart, après bien sur le jeu de Bridges, c'est la pureté du film, à quel point il est humain. Il n'est pas question de coup de foudre, de dramatisation à l'extrême, ce film est simple et pronfondément humain. Amateurs de country seront ravis, les autres pourront facilement passer par dessus. Un film qui n'est sans rappeler The Wrestler de l'année dernière, à la seule différence qu'au contraire de Mickey Rourke, cette fois-ci Bridges remportera indubitablement l'oscar!


L'affaire Farewell 8/10
Réalisateur: Christian Farion
Scénario: Christian Carion
Acteurs: Guillaume Canet, Emir Kusturica


À l'instar de Crazy Heart, l'affaire Farewell est lui aussi un film profondément humain. En pleine guerre froide, on suit l'histoire d'un ingénieur français à Moscou qui, contre son gré, passera des documents à l'Ouest. Ces documents auront une incidence primordiale sur la fin de la guerre froide, passant entre les mains de Mittérand et Reagan. Mais ce film est tout sauf un film d'espionnage, ou encore un film d'action. Il démontre simplement les répercussions tant morales que familailes qu'aura ces événements sur les deux principaux intéressés, soit l'ingénieur français et l'agent du KGB. La scène où Emir Kusturica se fait torturer en citant du Alfred de Vigny vaut le coût du billet à elle seule! Christian Carion, à qui nous devons Joyeux Noel, démontre encore un fois sa singulière façon de voir les choses d'un autre angle, et de cette façon, il nous offre est des très bons films que le cinéma français a à offrir.

vendredi 29 janvier 2010

Est-ce qu'Avatar est Oscarisable?

Par oscarisable j'entend, remporter la statuette du meilleur film de l'année au gala des oscars 2010. Et la réponse est non. Avatar est un film-événement. Moi-même quand j'ai été le voir en IMAX 3-D, je suis resté coi. C'était simplement beau et impressionnant. Est-ce qu'Avatar remportera des Oscars? Fort probablement, je lui souhaite. Dans les catégories techniques j'espère même un raz-de-marée James Cameroun. Ceci-dit, je ne crois pas qu'Avatar fait partie des films pouvant avoir la mention Best Picture. Il ne fait pas partie des The Departed, Million Dollar Baby ou No Country for an Old Man de ce monde. Oui c'est beau, mais le scénario est boboche, les jeux est correct, sans plus. Et un excellent film c'est un amalgame de tout ces facteurs, ce qu'Avatar n'a pas de toute évidence.

mardi 19 janvier 2010

Don't you Want Somebody to Love

A Serious Man ********,5 8,5/10
Réalisateurs: Joel et Ethan Coen
Acteurs: Michael Stuhlbarg, Richard Kind, Fred Melamed
Scénario: Joel et Ethan Coen
Année: 2009
Temps: 1:46

Qui de mieux placé pour faire un film sur la communauté juive des année 60 dans un voisinage du Minnesota que deux frères faisant partie de la communauté juive dans les années 60 dans un voisinage du Minnesota? Le seul problème? Ces deux frère sont Joel et Ethan Coen, les enfants rejetons d'Hollywood qui nous on servit les Fargo, Raising Arizona, Barton Fink et No Country for an Old Man de ce monde. Il fallait donc s'attendre à quelque chose, comment dire, d'unique voire épique!

Le film commence par une scène qui se situe en Pologne du siècle dernier. Cette scène d'ouverture place une parabole qui... n'aura quasi aucuns liens avec le film! On suivra Larry Gopnik (l'excellent Michael Stuhlbarg), un professeur de physique à l'université qui est sur le point d'obtenir sa permanence. Tout au long du film, sa situation ne fera qu'empirer; sa femme lui demandera le divorce, son fils sera sur la marijuana durant sa Bar Mitzah, un étudiant anonyme enverra des lettres au doyen pour s'assurer que Larry n'obtienne pas sa permanence, son frère (le délectable Richard Kind), inadapté social, ne fera que parasiter sa vie à la maison, son antisémite de voisin ne fera qu'ajouter d'autres ombres au tableau. Avec les frais d'avocats incessants et ces emmerdements exponentielles, Larry n'aura d'autre choix que de suivre les conseils de ses proches et d'aller chercher un sens à sa vie auprès des Rabbins de la communauté. Ce sera un échec monumental, alors que Larry sera, un fois de plus, encore tombé plus bas. Alors que même la religion ne pourra répondre au questionnement de Larry, il semble que seul Jefferson Airplane (Somebody to Love étant honnêtement la seule et unique bande-sonnore du film!) peut trouver les mots justes pour répondre à Larry: Don't You Want Somebody to Love/Don't You Need Somebody to Love. Ce film ne fera qu'empirer la situation de son personnage et ce, jusqu'à la scène finale qui est des plus grandiose.

Les Coen récidivent. En évoquant des souvenirs d'enfance comme ils l'ont fait dans ce film, ils ont dépeint la réalité juive comme seuls eux peuvent se le permettre. On y découvre un Michael Stuhlbarg à point (Qui c'est faire ravir son Golden Globes par Robert Downey Jr pour Sherlock Holmes, pouvez-vous croire!), une photographie épurée et surtout un scénario digne de Fargo ou O Brother Where Art Thou! On ne peut se lasser du cynisme des comédies noires que nous offrent les Coen années après années. Celle-ci portait une touche des plus personnelles qui donne une couleur unique à ce film qui, bien qu'il ne sera pas un succès au Box-Office, sera ravir tant les fans des frères Coen ou les néophytes du genre. À voir et à revoir, pour comprendre tout le souci du détail de l'humour décapant des Coen.

lundi 18 janvier 2010

Déception le jour du seigneur

Hier soir, lorsque j'ai délaissé les études pour la télévision, vers 7-8h, je m'attendais à une soirée chargée. Effectivement, la sainte-flanelle jouait au Madison Square Garden un dimanche, alors que les Golden Globes était présenté à partir de 8h et que la saison 8 de 24 prenait son envol avec un spécial de 2 heures dimanche et 2 heures samedi.

Résultat? Le CH perd une avance de 2-0 pour perdre lamentablement 6-2. Le gala des Golden Globes était bien dans son ensemble, surtout l'animation de Ricky Gervais. Toutefois, ils ont consacré Robert Downey Jr dans Sherlock Holmes (Film qui me dégoûte personnellement) pour Best actor in a musical or comedy face à Micheal Stulhbarg dans A Serious Man, Daniel Day Lewis dans Nine et Matt Damon dans Informant! De plus Sandra Bullock (Oui oui, Miss Personality) a gagné Best actress Drama pour son rôle dans The Blind Side face à Gabourey Sidibe dans le très lourd et très bien réussi Precious.

Finalement, les deux premières heures de 24 était décevantes, pré-mâchées, réchauffées. Bref, certain me diront que 24 est du déjà vu depuis la saison 2, ceci dit, je suis toute de même un fan incontestable. Mais là, je sens que la sauce va s'étirer durant la dernière saison (avant le film!). Il leur reste toutefois 22 heures pour me surprendre. Je suis toutefois sceptique, au grand plaisir de mes proches qui sont sûrement exaspérés de m'entendre parler du Saint-Jack-Bauer.

BCBG

Avec les Golden Globes hier, les Oscars fin février et l'effervescence cinématographique du début d'année; vous verrez quotidiennement des critiques de films publiées sur ce Blog. Histoire de vous poussez à allez voir autre chose qu'Avatar!

A SINGLE MAN ******** 8/10
Réalisateur: Tom Ford
Acteur(es): Colin Firth, Julianne Moore, Matthew Goode
Scéanario: Tom Ford, Christopher Isherwood
Année: 2009
Temps: 1:39

S'il y a une expression que je n'aime définitivement pas utilisé, c'est BCBG (Bon chic bon genre) Mais s'il y a une seule et unique expression qui convient pour définir le premier film de Tom Ford; c'est définitivement BCBG. Dans un premier temps, connaissez-vous Tom Ford? Il a été longtemps directeur artistique chez Gucci, récemment il a lancé sa propre ligne de vêtement. Il a remis les années 50 au goût du jour et est définitivement un emblème du monde de la mode.

Est-ce que n'importe qui peut réaliser un film? Non. Est-ce que Tom Ford réussi son pari? Oui. A Single Man est d'abord et avant tout une libre (par libre, j'entend très libre) adaptation du roman du même nom, écrit par Christopher Isherwood. C'est l'histoire d'un professeur de collège à Los Angeles (Firth) qui, après la perte de son amant (Goode) décide de mettre fin à ses jours. On suivra le personnage du lever au coucher, dans ce qui sera, sa dernière journée. Il ira enseigner, discutera de la guerre froide avec ses collègues (on est en 1960), ira souper chez une vielle amie (Moore) qui croit éperdument qu'ils termineront ensemble; et finera la soirée avec un de ses étudiants qui cherche plus qu'un professeur.

Scénario simple. Quelques longueur malgré la courte durée du film. Alors pourquoi 8/10? Pour la beauté. De l'esthétisme pur et dur. Tom Ford est un être créatif, un homme qui a l'oeil. Les images dans lesquelles il nous plonge sont d'un goût irréprochable. À l'instar de sa carrière en mode, Ford apporte son amour de l'époque sixties à l'écran. Les costumes sont à couper le souffle, les décors sont simplement parfait. Le jeu de couleur est juste et lourd de signification. Le tout jumelé à une interprétation parfaite de Colin Firth qui aurait pu lui valoir un Golden Globes hier, ou un Oscar prochainement. Lui et Ford font un duo (je me vois dans l'obligation de l'utiliser) BCBG.

Si on s'intéresse un tant soit peu à des films introspectif, lent, d'une beauté inouïe, d'un jeu sans faille; alors A Single Man est à voir.

mercredi 13 janvier 2010

Rivière-du-loup, mère de tout les vices!

Il fallait être là. Ça se passait hier, le 12 janvier 2010 à Rivière-du-loup. Pour une fois qu'Harper venait au Québec annoncer une bonne nouvelle quant à l'environnement (l'ouverture d'une usine de transformation de déchets en bio-carburant) Il était tout sourire, jusqu'à ce qu'une question d'un journaliste vienne ternir sa journée.

Avant de continuer il faut se remémorer ce qu'y s'était passé à Rivière-du-loup il y a peut-être deux ans de cela. C'était en plein campagne électorale. Alors que depuis 2003 Charest et Harper faisait ami-ami dans les relations Québec/Ottawa, c'est dans le comté de Mario Dumont que Harper a effectué un 360 pour, bien qu'entre les lignes, appuyer Dumont au dépend de Charest.

Et bien c'est dans ce même patelin que le Jean Charest faisait sa vendetta. Effectivement, cette annonce faite conjointement avec le gouvernement du Québec, le Premier Ministre Charest étant donc présent, on lui demande s'il réitère ce qu'il a affirmer à Copenhague (Ayant hautement déploré le manque d'effort du Canada sur la question de l'environnement et la place de choix qu'occupait le Québec en la matière au sein de la fédération canadienne) compte tenu des positions du gouvernement fédéral quant aux changements climatiques. C'est donc avec Stephen Harper à quelques pas de lui que Charest déclare:

"Si parler et défendre les intérêts du Québec ça dérange du monde, eh bien tant pis!"

Harper resta impassible, mais si à cet instant même se trouvait un Rage-O-Mètre en haut de sa chevelure bien rangée, je crois qu'on tapait le rouge.

Charest est comme un bon vin, avec les années, il devient meilleur. J'ai jamais été un fier partisan de Charest, je l'ai même quelques fois critiqué, mais honnêtement il semble bien en scelle ces derniers temps. Faut dire que l'opposition se fait rare avec une Pauline qui se perd toute seule et un QAD qui cherche à remettre un peu d'ordre dans ses rangs. Toutefois, je crois qu'il faut donner le mérite à Charest qui gouverne de façon prudente, habile et surtout, gagne facilement "l'amour" du public avec ses sorties intempestives tant précises qu'intéressantes politiquement parlant.

Honnêtement, je me demande comment Charest pourrait perdre son poste. Quoi que deux ans dans le monde de la politique, c'est long longtemps. Surtout quand règne sur vous le spectre d'une commission d'enquête publique en matière de construction!